De la forêt au laboratoire, le parcours de Karine Mahefarisoa s’est construit autour d’une conviction profonde :
protéger la faune et soutenir les populations locales relèvent d’un même engagement. Docteure vétérinaire de la faune sauvage à ses débuts, elle a longtemps travaillé au contact des animaux. Sur le terrain, elle a également été témoin de la disparition progressive de leurs habitats et des défis auxquels sont confrontées les communautés qui vivent à leurs côtés. Cette expérience lui a fait comprendre que la conservation ne peut être pensée sans celles et ceux qui partagent ces territoires.
Animée par cette conviction, elle a repris ses études à deux reprises tout en poursuivant sa carrière professionnelle. Après l’obtention de deux masters, elle a entrepris un doctorat à la KU Leuven, une étape majeure qu’elle a commencée alors qu’elle s’apprêtait à devenir mère pour la première fois. Ce défi a renforcé sa détermination et donné encore plus de sens à son engagement.
Aujourd’hui docteure, chercheuse et enseignante en gouvernance environnementale à la KU Leuven, ses travaux portent sur les liens entre science, politiques publiques et actions de terrain. Elle s’intéresse particulièrement aux moyens de rapprocher les connaissances scientifiques des décisions qui influencent la conservation de la biodiversité et le bien-être des communautés locales.
Cofondatrice de Natiora Defenders et membre de son Conseil d’Administration, Karine contribue à faire rayonner la voix des acteurs de la conservation à Madagascar. À travers l’organisation, elle œuvre à mettre en lumière celles et ceux qui protègent la biodiversité terrestre et marine du pays tout en renforçant l’engagement des communautés locales. Son parcours témoigne de sa volonté constante de construire des passerelles entre la recherche, la conservation et l’action.
